| Lettre d'information trimestrielle n°63 |
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L’INSTITUT PASTEUR AU COEUR DE LA RECHERCHE VACCINALE MONDIALE
Alice Dautry, Directrice générale de l’Institut Pasteur Depuis toujours, le nom et la réputation de l’Institut Pasteur sont liés à la découverte et à la mise au point des vaccins.
LA RAGE SOUS SURVEILLANCE
Le virus de la rage est présent dans la salive de l’animal contaminé en fin de maladie. En l’absence de traitement, il entraîne une maladie systématiquement mortelle. Si, en France, celle-ci a été déclarée éradiquée, la vigilance reste de mise… C’est le plus souvent par morsure ou griffure que se fait la contamination par le virus de la rage. Ce dernier a pour effet de perturber les neurones, notamment ceux qui régulent l’activité cardiaque et la respiration. Après quelques jours à quelques mois d’incubation, la personne infectée développe des troubles variés : difficultés à avaler, manifestations d’anxiété et d’agitation, etc. Les symptômes évoluent vers le coma et la mort, souvent par arrêt respiratoire. Le traitement post-exposition doit être administré avant l’apparition des premiers symptômes. Au nettoyage des plaies sont d’abord associées une antibiothérapie et une prophylaxie antitétanique. Puis vient le traitement spécifique, qui consiste dans la vaccination et, dans certains cas, une sérothérapie antirabique.
LA CRAINTE DE VIRUS PLUS INFECTIEUX
Le jeune alsacien Joseph Meister fut sauvé de la rage par Louis Pasteur, alors qu’il avait 9 ans (en 1885).
Aucun cas de rage humaine acquise sur le territoire national n’a été rapporté depuis 1924. Mais, depuis 1970, vingt personnes ont contracté le virus à l’étranger et développé la maladie en France. En vingt ans, le nombre de voyageurs traités contre la rage après avoir été mordus a plus que doublé : en 2006, près de 4 300 personnes ont été concernées. Si la rage du renard a été officiellement éliminée du territoire en 2001, des chauves-souris sont régulièrement diagnostiquées positives. En outre, il arrive que des animaux enragés fassent l’objet d’importations illégales.
À l’Institut Pasteur, où la vaccination contre la rage fut mise au point par Louis Pasteur à la fin du XIXe siècle, trois laboratoires de recherche se consacrent aujourd’hui à l’étude du virus de la rage et de la maladie mortelle qu’il provoque.
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