| La France creuse son retard en matière de préparation de la retraite |
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A l’approche du rendez-vous de la loi Fillon sur la retraite, les Français sont plus sensibilisés que jamais à sa préparation. Mais, selon Fidelity, la France creuse son retard par rapport à ses voisins européens. Dans la deuxième édition de son baromètre européen de la retraite, publiée en collaboration avec TNS Sofres, Fidelity constate que les préoccupations concernant la retraite progressent chez tous les Européens interrogés (4.000 sondés résidant en France, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Suède, aux Pays-Bas, en Italie et au Portugal). Environ deux tiers des Européens se sentent ainsi concernés par la préparation financière de leur retraite. C’est en France que la préoccupation enregistre sa plus forte progression : 67 % des sondés se déclarent concernés, soit 9 points de plus que lors du premier baromètre. En effet, à l’approche du rendez-vous de la loi Fillon sur la retraite, les Français sont davantage sensibilisés à ce sujet. Mais avec seulement 36 % des sondés qui déclarent avoir commencé à s'y préparer (contre 81 % en Suède, 80 % en Allemagne ou encore 43 % en Italie), le passage à l’acte se fait attendre en France, constate Fidelity. Le motif principal de cet attentisme, chez les Français comme chez la plupart des Européens, est le manque de moyens financiers, évoqué par 58 % des personnes interrogées, contre 49 % lors du précédent sondage.
Pour les inciter à se préparer, les Français comptent avant tout sur l’implication des employeurs, de l’Etat, des institutions financières et des médias, selon l'étude. 65 % des Français interrogés attendent de l’information et de l’éducation financière, 52 % des avantages fiscaux, 49 % un plan d’épargne salariale et 33 % des nouveaux produits financiers. Concernant les placements privilégiés pour préparer leur retraite, les Européens affichent un penchant pour une gestion défensive et sécuritaire de leur épargne à long terme, notamment en France, en Autriche et en Allemagne, où respectivement 85 %, 81 % et 80 % des sondés déclarent préférer des placements sans risque et à faible rendement. C’est en Suède que le profil d’investisseur est le plus dynamique, où 28 % indiquent préférer des supports plus performants et plus risqués, contre seulement 10 % en France. Fidelity souligne que le comportement d’une grande partie des Français semble "irrationnel", puisqu’il repose aujourd’hui sur une confusion des termes. "S'il est évident qu’il faut disposer, une fois à la retraite, de revenus sécurisés, la gestion sécuritaire n’est probablement pas pertinente pour se constituer une épargne financière suffisante", commente Jean-Eric Mercier, président de Fidelity en France. "La performance nécessite une prise de risque qui est lissée sur le long terme", ajoute-t-il, précisant qu'il faut éviter les amalgames et "donner aux épargnants une compréhension plus juste des enjeux de l’épargne longue, à travers plus d’éducation sur des notions telles que la prudence, la sécurité et la prise de risque". |




