L'UMR - Ipsos mènent une enquête sur les femmes et la retraite Très inquiètes et en manque d’informations, les femmes ont conscience d’inégalités persistantes par rapport aux hommes quant à leur situation personnelle et à la préparation de leur retraite. Pourtant, en dépit de ce constat, les femmes ne semblent pas prêtes à s’impliquer directement pour pallier ces problèmes : c’est tout le paradoxe de l’étude réalisée par Ipsos pour l’Union Mutualiste Retraite (UMR). Cette étude évalue et analyse l’état d’esprit des femmes et des hommes face à la retraite, identifie la perception que les femmes ont de leur situation, qu’elles soient ou non retraitées. Parmi les constats de cette étude, il apparaît que 32% des femmes interrogées ne savent pas que le système général actuel de retraite en France est un régime par répartition. Parmi elles, 20% pensent même qu’il s’agit d’un régime par capitalisation. Le régime et son fonctionnement sont perçus comme un ensemble très technique. Cette ignorance patente des mécanismes du système par répartition, jugé incompréhensible, tend à s’accompagner d’une confiance de moins en moins forte dans le système, créant un cercle vicieux. Ainsi, les deux tiers (66%) des Françaises non retraitées se disent clairement mal informées sur le sujet des retraites. Paradoxalement, le principe du « mieux informé pour mieux anticiper » est très bien assimilé par une majorité de femmes… même s’il n’est pas appliqué.
Dans cette optique, 75% des femmes déclarent être en demande d’informations, susceptibles de les aider à mieux préparer leur retraite, notamment aux moments clés de la vie d’une femme (première grossesse, premier emploi stable…). Le manque d’informations sur la retraite se double d’une profonde inquiétude pour 84% de l’ensemble des femmes (contre 73% pour les hommes), culminant même à 92% pour les femmes ayant un ou des enfant(s) à charge. C’est bien ici toute la difficulté pour les femmes en matière de retraite : elles perçoivent leur situation comme compliquée mais n’entrevoient pas (voire ne recherchent pas) de solutions concrètes pour y remédier. Le sentiment d’un système inégalitaire et de disparités hommes/femmes importantes est partagé par tous : pour 72% des femmes (contre 59% des hommes), le système actuel est jugé injuste, du fait des spécificités encore propres aux femmes, liées au travail à temps partiel, à l’arrêt de l’activité professionnelle pour les enfants, aux salaires moins élevés que ceux des hommes. Le point central de l’inégalité hommes / femmes reste la question des enfants. C’est toujours la maternité qui détermine, pour la majorité des sondés, les différences entre les hommes et les femmes, face au monde du travail, à la problématique de l’égalité, à la construction du couple, de la famille, à la solitude (induite par le divorce ou le veuvage) et à la retraite. Toutes ces différences conduisent inévitablement, pour les femmes interrogées, à des vulnérabilités apparentes et contradictoires qui tendent à rendre plus difficile encore l’idée même d’un choix, l’image traditionnelle d’une mère éducatrice « fragile » s’opposant à celle, plus moderne, de celle qui tente de concilier vie professionnelle, vie familiale et vie de couple. Créée en février 2002, l’Union Mutualiste Retraite est l’union de composantes de la Mutualité Française, constituée pour proposer le Corem, un régime mutualiste de retraite par points. Il est ouvert depuis le 1er janvier 2005 à toute la population mutualiste (38 millions de personnes).
Source Publi-news.fr
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