| Etats-Unis : Multiplication des instituts d'études cherchant à cibler les besoins des baby boomers |
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Source de profit par leur nombre et leur fort pouvoir d'achat, les baby boomers ont toujours été la cible par excellence des publicitaires et des entreprises. Leur versatilité en a fait un groupe impossible à atteindre dans sa globalité. Alors qu'ils entrent dans le troisième age, les études et les instituts d'études se multiplient pour tenter de cerner leurs attentes. Certains envisagent déjà leur troisième âge avec de nouveaux concepts de résidences-services.Les baby boomers ne sont que contradictions ambulantes. Ils ne se retrouvent pas dans les valeurs des jeunes, et pourtant, ils ne veulent pas être appelés "seniors" ou "troisième âge". Ils ne sont pas fidèles aux marques de leur jeunesse, et préfèrent les produits d'un certain standing. Le groupe des baby boomers – nés entre 1946 et 1964- représente 78 millions de personnes. Ils quittent désormais la tranche des 18-49 ans, qui était la cible par excellence des publicitaires. Leur nombre et leur pouvoir d'achat les rend très précieux pour les entreprises. Mais on ne sait toujours pas comment les atteindre dans leur globalité. Les directeurs commerciaux –des baby boomers pour la plupart- se tournent de plus en plus vers des aides extérieures. Ainsi, un nombre croissant de firmes de consulting tournées vers cette catégorie, source de profits, offre leur services. Matt Thornhill, par exemple, un ancien cadre dans la pub, dirige Projet Boomer. Ken Dychtwald, un gérontologue, dirige Age Wave. Focalyst a lancé une étude de 16 pages soumise à 250 000 personnes âgées de 42 à 87 ans. Qu'aiment-ils acheter ? Comment utilisent-ils Internet ? Et pour faire quoi ? Comment gèrent-ils leurs problèmes de santé ? Que prévoient-ils pour leur retraite ? Tous les aspects de leur vie sont abordés. L'institut de sondage traite les 30 000 réponses reçues et espère ainsi dégager des tendances utiles pour les entreprises. "Les entreprises restent circonspectes, car l'âge n'est pas le seul facteur déterminant l'achat», explique Mike Irwin, le président de Focalyst.
(The New York Times, 10/11/2006, "Not getting older, just more scrutinized") |




